En sillonnant l’environnement familier de leur commune, les jeunes de Thônex tracent des «lignes d’erre» colorées dans l’espace public.

Cette présence visible de la jeunesse peut surprendre, inquiéter parfois. Dès lors, la tentation peut être grande de ne considérer la jeunesse qu’au prisme des comportements qui troublent les usages établis. Mais ce serait oublier que l’espace local du quartier, de la commune constitue pour les jeunes un indispensable terrain d’expérimentation qui leur permet de faire l’apprentissage de la socialisation au-delà du cercle de la famille.

Expérimenter l’espace public de la commune c’est en apprendre les règles, mais c’est aussi s’essayer à l’usage des infrastructures proches du lieu d’habitation, apprendre à nouer de nouvelles relations sociales, et s’affirmer dans la vie locale en prenant part à des activités collectives. Autant d’éléments qui, peu à peu, vont permettre aux jeunes d’acquérir une autonomie et de passer les étapes qui les conduisent à l’âge adulte.

Les articles publiés sur ce site présentent les résultats d’un travail d’enquête menés par six groupes d’étudiant.es de la Haute Ecole de Travail Social de Genève :

Un premier article se propose de mettre en lumière l’évolution des modes de socialisation juvénile à Thônex des années soixante à nos jours.

Ensuite, deux contributions s’intéressent à l’usage de l’espace public par les jeunes. L’une revient sur les petits conflits d’usage à l’œuvre à la place Graveson en interrogeant les mécanismes de la cohabitation, alors que l’autre prolonge cette réflexion en montrant que les jeunes sont amenés à investir bien d’autres espaces que cette place.

Enfin, les trois derniers textes montrent l’importance des supports que les jeunes sont amenés à trouver au sein de leur commune. Des supports qui se révèlent être essentiels pour que ces jeunes trouvent leur place dans la cité. Ils leur permettent d’expérimenter le travail en participant à des petits jobs, de s’engager dans la vie de leur commune par le biais de la participation associative ou encore, pour celles et ceux qui rencontrent des difficultés dans leur parcours scolaire, de s’inscrire à nouveau dans la formation.

 

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